Odile de Frayssinet

Odile de Frayssinet nait à Santiago du Chili, et jusqu’à l’âge de 24 ans vit dans différents pays du monde. Elle sera particulièrement marquée par les magnifiques tissages et poteries d’Orient et d’Amérique du Sud. Après des études de littérature, ethnologie, espagnol, et psychopathologie clinique, depuis 1990 elle se consacre essentiellement à la sculpture, tout en élevant ses trois enfants. Elle utilise son savoir faire avec les fils pour inventer une matière : partant d’un tissage de cordes en polypropylène s’élevant sur une structure métallique qu’elle aura auparavant soudée à cet effet, elle va procéder à une suite de métamorphoses créant pour ses grandes sculptures, les « STÈLES », une véritable « peau », qui leur permet de résister en extérieur tout en demeurant légères.

D’autre part, portée par la problématique du passage, elle va l’exprimer dans une autre direction, celle de ses « BARQUES », dessins métalliques jetés dans l’espace. En sculptant ses Barques, pour la plus grande majorité constituées de métal, Odile de Frayssinet signifie qu’il s’agit pour chacun d’aller au delà des jalons posés, d’ouvrir un passage, trouver une voie.

«La barque est le symbole spirituel de notre passage dans ce monde, mais c’est aussi celui du départ vers d’autres univers, du Désir. Elle représente le mouvement de l’homme qui n’a de cesse de découvrir et de transporter, de trouver et de se perdre.

Chargées de tuiles romaines, de roseaux, de galets ou de noix, de bâches roulées, de filets de pêcheurs ou de cocons de soie, les Barques ne transportent dans leur nacelle que « des matières simples et naturelles » sur lesquelles l’imaginaire de chacun, références culturelles et ancestrales à l’appui, peut vagabonder.

Pour glisser sur le temps et les mondes, la sculptrice a réduit ses Barques à leur plus simple expression de lignes et de volume : tiges de fer, plaques de tôle, ça et là quelques vestiges de stèles tissées, tels sont les éléments qu’elle soude les uns aux autres pour créer une ossature légère, toute en nervures de métal.en papillon ), le temps n’est pas figé, tout est possible…

Elle vit et travaille dans le Gard.